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Son poète

 

Marie Dauguet (1860-1924)

La géographie littéraire est la plus agréable des sciences et l'une des plus enrichissantes qui soient.

Il est un lieu en Haute-Saône, au milieu des grandes forêts de la région de Luxeuil, le hameau du Beuchot, une très anciennes forge, près d'Hautevelle, qui nous est révélé dans les aspects les plus divers de sa nature, par l'œuvre d'un poète, qui a vécu, qui inspira toute son œuvre, Marie Dauguet.

Marie Dauguet, née Julie Marie Aubert, le 2 avril 1860 à la Chaudeau, commune d'Aillevillers (Haute-Saône), était la fille de Louis Ferdinand Aubert, directeur des Forges de la Chaudeau, propriété de la famille de Buyers, qui épousa à Besançon, en 1851, Pauline Rose Charlotte Hamelin, fille de Joseph Mathurin Hamelin, capitaine d'artillerie, inspecteur de la raffinerie de salpêtre à l'arsenal de Besançon, et de Jeanne Rose Mangin, d'une vieille famille bisontine.

En 1875, ses parents s'étaient établis aux Forges du Beuchot entre Fontaine-les-Luxeuil et Hautevelle. C'est là qu'elle épousa, en 1881, un ami d'enfance et de jeunesse, Henri Dauguet.

C'est dans cette grande maison, près de la forge se reflétant dans les eaux d'un grand étang, qu'elle a tracé des impressions poétiques et composé ses recueils dans lesquels s'exalte un culte fervent de la nature et de la beauté rustique.

Dans la solitude, elle aimait recevoir ses amis poètes lorsqu'elle conquit, vers 1905, la notoriété. Lors de ses séjours à Paris, elle fréquenta les salons littéraires, les poètes Henri De Régnier, Rémy et Jean Gourmont, Gabriel d'Annunzio (qui vint la voir au Beuchot), Rachilde et son mari Alfred Valette, le Mercure de France, etc...

Entre autres recueils, elle publia en 1905 au Mercure << Par l'Amour >> que couronna l'Académie Française. Émile Faguet écrivait avec enthousiasme << voici enfin un vrais poète >>.

Son article élogieux, avec bien d'autres, par de célèbres critiques, devaient la révéler au monde des lettres et la consacrer disciple de Virgile.

Marie Dauguet est en effet un poète bucolique à la poésie rayonnante d'un panthéisme passionné.

Elle chante la beauté de la nature avec tous ces humbles, tous ces ignorés, braves gens et bonnes bêtes qui vivent à la campagne et qui la font vivre toute l'année, qui la travaillent, qui la fertilisent et qu'elle enveloppe, en récompense, de sa bonne paix.

Peu mondaine, elle vivait surtout avec ses animaux, ses chats son chien auquel elle récitait souvent ses poèmes, prétextant qu'il était son meilleur critique, au cours des longues promenades à travers bois qu'elle faisait chaque jour.

Les chiens affectueux qui pas à pas vous suivent. Appuyant leurs museaux humides sur vos mains.

Peut-on mieux louer les chats familiers, pour leur féline sensualité, dans ces vers, dédiés à <<Calchas>>, son chat, qui lui attirèrent la sympathie de Paul Léautaud, du <<Mercure de France>>, grand ami et protecteur des chats.

Marie Dauguet n'avait qu'une fille, artiste de talent, qui épousa le lieutenant de vaisseau Gérard de Fontenoy-le-Château, qui sombra avec le cuirassé Danton durant la Grande Guerre.

Après la mort de son mari, survenue en 1924, elle se retira à Enghien. Elle devait mourir dans une clinique de ville d'Avray, le 10 Septembre 1942. Sa mort ne fut pas remarquée, même par le monde des lettres. Elle avait été coupée dans sa sève par la guerre et son écho dispersé.

Après avoir tant aimé et chanté cette terre, elle y repose au pied du haut clocher d'Hautevelle, comme elle l'avait désiré, n'être plus rien, qu'un poète oublié!

Il est doux de n'être plus rien

Moins que le frisson d'une rose

Dont le vent d'hiver décompose

La chair de nacre et de carmin

Il est doux de n'être plus rien.

Rares sont ceux qui connaissent aujourd'hui l'œuvre de ce poète qui célébra tant la nature et qui aima tant les bêtes.

 
         
 
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